Intervention de Caroline Cuny à la conférence

1 minute de pause, est-ce suffisant pour récupérer ?

Présentation des travaux de la Chaire au congrès ICAP 2018

  • Tous les 4 ans se tient l’International Congress of Applied Psychology, un important congrès pour la communauté scientifique en psychologie où sont présentés et discutés les travaux ayant des applications directes pour la société (psychologie du travail, psychologie de la consommation, pratiques psychothérapeutiques, etc.). Soutenu par le gouvernement canadien, l’ICAP 2018 s’est déroulé du 25 au 30 juin 2018 au Palais des Congrès de Montréal. L’événement a rassemblé 3000 participants, mis en avant 3600 présentations dont 673 présentations orales de 15 minutes, parmi lesquelles celle de Caroline Cuny et Cyril Couffe. Caroline, Docteur en psychologie cognitive appliquée, a présenté les travaux de la Chaire « Talents de la Transformation Digitale » sur les effets des micro-pauses dans une séquence de travail soutenu (résumé ci-dessous). Les résultats ont été bien accueillis et l’audience a encouragé la poursuite du travail sur les caractéristiques intrinsèques des pauses permettant de réduire la fatigue mentale et de régénérer les ressources cognitives. Les chercheurs et praticiens rencontrés ont aussi salué la mise à disposition gratuite du guide « Halte à la sursollicitation numérique ! », ce qui correspond bien à l’état d’esprit de l’IAAP (International Association of Applied Psychology), organisatrice du congrès.

  • Conférence à Montréal

Les effets des micro-pauses sur les processus attentionnels et la performance au travail

Nos méthodes de travail actuelles peuvent être épuisantes. Sous la pression du temps, nous avons du mal à prendre des pauses. Pourtant, l’étude portée sur l’attention menée dans le cadre de la Chaire « Talents de la Transformation Digitale » montre qu’ un certain type de micro-pauses peut améliorer la performance au travail.

De récents travaux ont établi un lien entre les pauses favorisant « l’errance mentale » et la restauration de nos ressources attentionnelles. Dans la continuité de ces recherches, Cyril et Caroline ont ainsi voulu comparer les effets des micro-pauses avec et sans effort, pendant la réalisation d’une tâche soutenue. 300 personnes ont pris part à trois études réalisées dans un environnement contrôlé. Chaque groupe devait réaliser une tâche mentalement exigeante pendant 45 minutes avec, selon les groupes, une pause sans effort, une pause avec efforts, ou pas de pause du tout. Leur performance et la charge de travail perçue ont été mesurées tout au long de l’expérience.

Dans le cas où le groupe n’avait pas de pause, les résultats indiquent une chute de la performance au fil du temps, de même pour le groupe qui bénéficiait de pauses requérant un effort mental. Enfin, dans la condition où les personnes devaient prendre des pauses sans effort, la performance était maintenue durant tout le temps d’exécution de la tâche.

Ainsi, 2 minutes de pause privilégiant « l’errance mentale » suffisent pour maintenir la performance des collaborateurs au travail.  Aussi bien à l’école qu’au travail, cette solution peut être facilement mise en œuvre au cours de la journée, chaque fois que l’attention nécessite d’être conservée : pour maintenir sa concentration, améliorer l’apprentissage, contrer la fatigue ou lutter contre les effets de surcharge mentale.

 

 

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